(EN) En faire davantage avec les ressources existantes n’est pas un concept nouveau. L’expression « maximiser ses dollars » est depuis longtemps synonyme de faire plus avec moins. Mais ce concept ne s’applique pas uniquement aux finances – les agriculteurs l’ont également adapté à la production alimentaire.

Les innovations – sous forme de nouvelles variétés végétales (dont les OGM), de nouvelles méthodes de lutte antiparasitaire et de nouvelles façons de gérer les cultures – permettent aux agriculteurs de produire davantage d’aliments sans utiliser plus d’eau et de carburants fossiles et sans convertir de nouvelles terres à la production.

Il en résulte ultimement une amélioration de la biodiversité faunique, une conservation accrue des ressources naturelles et une diminution de l’empreinte environnementale de l’agriculture.

« L’utilisation de semences de canola génétiquement modifiées nous a permis de cultiver des plantes en meilleure santé, et en plus grande quantité sur une superficie beaucoup plus petite », affirme Cherilyn Nagel, dont la famille possède une ferme à Mossbank (Saskatchewan) depuis plus de 100 ans. « Grâce à ce genre de science et d’innovation, nous pouvons continuer de progresser dans notre programme de gestion responsable de l’environnement. »

Voici ce que les chiffres nous apprennent :

Sans l’utilisation des méthodes de protection des cultures et de la biotechnologie, les agriculteurs canadiens auraient besoin de 50 % plus de terres pour produire autant d’aliments qu’aujourd’hui – soit plus de la superficie totale combinée du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et de l’Île-du-Prince-Édouard.

Sans les pesticides et les nouvelles variétés végétales (comme les OGM), les agriculteurs auraient besoin de 91 % plus de terres que celles qu’ils utilisent actuellement pour produire la même quantité de canola – c’est-à-dire plus de 19 millions d’acres supplémentaires, soit environ 14 millions de terrains de football.

Les nouvelles variétés végétales contribuent à l’atténuation des changements climatiques. Un exemple? Elles permettent d’économiser annuellement jusqu’à 194 millions de litres de carburant diésel. Les variétés tolérantes aux herbicides aident notamment les producteurs à désherber plus facilement et à réduire le nombre de passages de la machinerie dans leurs champs.

Grâce aux nouvelles technologies, les agriculteurs peuvent adopter des méthodes de travail réduit du sol et semer directement sur le chaume de la culture précédente. Rien qu’en Alberta, ces pratiques ont contribué à limiter l’érosion, à réduire l’utilisation d’eau et à améliorer de près de 30 % la qualité du sol.

Un travail réduit du sol et des passages moins fréquents dans les champs se traduisent par une réduction des émissions de gaz à effet de serre provenant de l’agriculture – jusqu’à 29 millions de tonnes par an.

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